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Apprendre à mieux se connaître grâce à la psychologie

La connaissance de soi est souvent présentée comme une clé du bonheur, d’une bonne l’orientation et d’épanouissement personnel. Mais que signifie vraiment « se connaître » ? Et comment la psychologie peut-elle nous y aider ? Derrière les tests de personnalité ou les injonctions au développement personnel, il existe une science rigoureuse qui explore les mécanismes de notre identité et de nos modes de fonctionnement.



Voici quelques apports de la psychologie pour apprendre à mieux se connaître et s’orienter dans la vie.


Explorer ses traits de personnalité pour apprendre à mieux se connaître


La psychologie différentielle étudie les différences individuelles à travers des traits relativement stables : extraversion, stabilité émotionnelle, ouverture à l’expérience, consciensiosité et agréabilité… Ces dimensions influencent nos façons d’agir, nos choix de métier, notre rapport aux autres. Des outils validés scientifiquement  permettent d’explorer ces tendances sans les figer, d’avoir une grille de lecture de nos fonctionnements et d’envisager des environnements plus propices à nos réussites.


D’autres modèles existent et permettent de mettre en évidence nos préférences en termes de personnalité par exemple : D’où tire-t-on son énergie ? Comment perçoit-on les choses ? Comment prend-on ses décisions ? Comment aborde-t-on le monde ?

 

Ces modèles sont très répandus aujourd’hui et souvent utilisés dans des phases de questionnement d’orientation, de carrière ou de compréhension de soi et de ses modes de fonctionnement.

 

Apprendre à mieux se connaître
Mieux se connaître grâce à la psychologie

 

Comprendre ses émotions


Se connaître, c’est aussi apprendre à repérer, nommer, exprimer et réguler ses émotions. La science des émotions nous montre que la colère, la peur ou la tristesse ne sont pas à supprimer mais à écouter. Elles nous renseignent sur nos besoins et nos limites. Mieux les comprendre permet d’améliorer nos relations et nos décisions.


L’intelligence émotionnelle (IE) désigne la capacité à reconnaître, comprendre, exprimer et réguler ses propres émotions, ainsi que celles des autres pour guider ses pensées et ses comportements. Popularisée par Daniel Goleman, elle repose sur cinq grandes compétences :


·      La conscience de soi : identifier ce que l’on ressent et pourquoi ?

·      La maîtrise de soi : gérer ses impulsions, son stress et ses réactions

·      La motivation : transformer ses émotions en énergie constructive

·      L’empathie : comprendre les émotions et besoins d’autrui

·      Les compétences sociales : interagir avec justesse, influencer positivement


Les principaux avantages sont, entre autres :

·      Amélioration des relations interpersonnelles : une communication plus authentique, moins de malentendus et plus de coopération

·      Gestion du stress et de la pression : les personnes “émotionnellement intelligentes” régulent mieux leurs émotions et évitent les débordements affectifs

·      Leadership et influence positive : elles inspirent confiance, savent écouter, encourager et créer un climat de sécurité psychologique

·      Prise de décision plus juste : en intégrant les émotions comme source d’information, elles arbitrent avec plus de discernement et d’objectivité

·      Bien-être et résilience : l’IE favorise l’équilibre émotionnel, la confiance en soi et la capacité à rebondir après un échec.


En résumé, l’intelligence émotionnelle est le socle invisible de la performance durable: elle relie la lucidité sur soi, la qualité du lien aux autres et la capacité d’adaptation trois compétences clés dans un monde en transformation.

 

Identifier ses valeurs


Nos choix les plus importants sont souvent guidés par nos valeurs : liberté, sécurité, justice, créativité… Clarifier ses valeurs, c’est mieux orienter sa vie. La psychologie humaniste, les thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT) ou les approches de coaching s’appuient sur cette exploration pour aider chacun à vivre en cohérence avec ce qui compte pour lui.


Être aligné avec ses valeurs est gage de motivation, d’engagement et de plaisir dans ses activités et donc de bien-être. Les repérer et les identifier est donc important dans le processus de connaissance de soi.


Un exercice de meilleure connaissance de soi et d’alignement très connu et utilisé dans le Career center de l’Espé pour accompagner nos étudiants dans la construction et l’optimisation de leur parcours professionnel est l’IKIGAI.


L’IKIGAI est un terme japonais qui peut être traduit littéralement par “raison d’être” ou “la joie de vivre”. C’est un concept profond qui incite les individus à trouver un sens à leur existence, à identifier ce qui les anime vraiment et à rechercher leur propre épanouissement dans tous les aspects de leur vie.


L’IKIGAI est représenté par quatre éléments fondamentaux qui se rejoignent pour former un équilibre harmonieux :


1.        Votre Passion : Ce qui vous fait vibrer, ce qui vous rend heureux, et ce pour quoi vous êtes passionné.

2.        Votre Mission : Ce que vous êtes doué pour faire, vos compétences et vos talents uniques.

3.        Votre Profession : Ce que le monde a besoin et ce pour quoi vous pouvez être rémunéré.

4.        Votre Vocation : Ce qui vous donne un sentiment de contribution et d’utilité sociale.

 

Reconnaître ses biais cognitifs


La psychologie cognitive nous apprend que notre perception de nous-mêmes est parfois déformée : biais de confirmation, stéréotypes, biais de catégorisation, excès de confiance...


Dans Biais cognitif », il y a deux mots, « biais » et « cognitif ». La psychologie, ce n’est pas compliqué :

·      L’idée de biais, c’est l’idée d’erreur, on le sait,

·      Cognitif, c’est tout ce qui relève de la connaissance, du savoir, de l’information.


Donc le biais cognitif, finalement, c’est une erreur de raisonnement due à l’utilisation d’un raisonnement court, facile, rapide et automatique.

Ils trouvent leur origine dans les raccourcis qu'utilise notre cerveau pour nous permettre de réagir rapidement et de manière "automatique" au quotidien.


Les biais cognitifs sont des mécanismes qui provoquent des "erreurs de la pensée" (jugements hâtifs, généralités, idées reçues, erronées ou invérifiables...).

Prendre conscience de ces distorsions permet d’avoir un regard plus nuancé sur soi et de prendre de meilleures décisions notamment dans les situations à enjeux.

 

Conclusion :


Se connaître est un chemin, pas une destination. La psychologie ne propose pas de vérité absolue, mais des outils, des repères, une méthode pour mieux dialoguer avec soi-même.


À l’ESPE, nous croyons que cette connaissance de soi est un pilier de toute orientation réussie, qu’elle soit personnelle, scolaire ou professionnelle.



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